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61 bollards contrôlés en deux jours au GPM de Nantes–Saint-Nazaire

il y a 2 jours
3 min de lecture

Les 15 et 16 septembre 2026, BollardScan est intervenu pour le Grand Port Maritime de Nantes–Saint-Nazaire sur trois quais du bassin de Saint-Nazaire. La mission portait sur 36 bollards d'amarrage. Elle s'est achevée sur 61 bollards contrôlés et testés, en deux journées, sans interruption des opérations portuaires.

Une campagne dimensionnée sur trois quais

Le périmètre initial couvrait les quais des Charbonniers, des Darses et des Grands Puits. Une visite simplifiée conduite en 2020 y avait relevé plusieurs désordres — feuilletage d'embase, chancres de corrosion localisés, couvercles manquants — sans qu'il soit possible d'en déduire la capacité résiduelle réelle des équipements. C'est précisément la limite de l'inspection visuelle : elle décrit un état de surface, pas la tenue d'un ancrage ni l'intégrité d'une fondation.

  • Quai des Charbonniers

  • Quai des Darses

  • Quai des Grands Puits


La fenêtre d'intervention était contrainte. Un arrêt technique était programmé au quai des Darses à partir du 21 septembre. Les essais devaient donc se tenir la semaine précédente et s'insérer entre les escales, sans mobiliser de poste ni perturber l'exploitation.



Trente bollards la première journée

Mardi 15 septembre, prise de poste à 8 h 30 avec le service Études et Travaux Maritimes et Terrestres. Premier ajustement dès l'arrivée : un navire s'était amarré deux jours plus tôt que prévu, modifiant l'ordre de passage envisagé sur les quais. C'est une contrainte ordinaire de l'exploitation portuaire, et un plan d'intervention doit pouvoir l'absorber : la séquence des essais a été réorganisée sur place, en coordination avec les équipes du port, sans incidence sur le déroulé de la journée. Kris Dent, opérateur BollardScan, et moi-même avons ensuite enchaîné les essais jusqu'à 15 h 30 sans interruption. Bilan de la journée : 30 bollards contrôlés et testés. Il n'en restait que six à traiter le lendemain sur le périmètre commandé.


Deux facteurs expliquent cette cadence. Des conditions météorologiques favorables, d'abord. Une préparation de site rigoureuse, surtout : bollards dégagés, périmètres accessibles, plans de quai et numérotation transmis en amont, accès et accompagnement organisés. Rien n'a été perdu en attente, en recherche d'équipement ou en autorisation d'accès.

Sur une campagne de contrôle non destructif, la qualité de la préparation côté port pèse autant que la méthode elle-même.


Le périmètre étendu en cours de mission

Devant l'avance prise, les responsables de la mission ont choisi d'élargir le périmètre plutôt que de refermer le chantier. Vingt-cinq bollards supplémentaires ont été ajoutés pour la seconde journée, portant celle-ci à 31 équipements. Au total : 61 bollards contrôlés et testés en deux jours, contre 36 commandés.


Cette souplesse tient à la nature de la méthode. BollardScan ne demande ni engin de levage, ni raccordement électrique ou hydraulique, ni fouille, ni traction au remorqueur. L'ensemble du matériel — marteau d'impact calibré, accéléromètres, chaîne d'acquisition — tient sur un chariot. Étendre un périmètre en cours de campagne ne suppose donc aucune remobilisation : seulement du temps sur site.


Pour une autorité portuaire, la conséquence est directe. Un doute soulevé pendant l'intervention — un bollard voisin, une file entière, un poste que l'on pensait contrôler plus tard — peut être levé immédiatement, dans la continuité de la campagne en cours, plutôt que reporté à un exercice budgétaire ultérieur.

Notre estimation d'avant-projet retenait une cadence prudente de 20 bollards par jour. La réalité du terrain a été de 30.


Ce que mesure un essai

Chaque bollard reçoit une impulsion mécanique contrôlée délivrée par un marteau calibré (8 à 12 kN). Trois accéléromètres, positionnés à 0°, 90° et 270°, enregistrent la réponse vibratoire de l'ensemble bollard, ancrage et fondation. L'analyse de la Fonction de Réponse Fréquentielle (FRF) restitue la fréquence naturelle, l'amortissement, la rigidité et le déplacement dynamiques de la structure.


Ce signal porte ce que l'œil ne voit pas : corrosion interne, fissuration du socle, boulons desserrés ou rompus, ancrage affaibli dans le béton, sur un volume d'environ 1 m³ sous la surface. Comptez une vingtaine de minutes par bollard, aucun dommage sur l'équipement, aucune interruption d'exploitation.


Prochaine étape : les livrables

L'analyse des signaux acquis à Saint-Nazaire est en cours. Elle donnera lieu à un rapport individuel par bollard — courbes FRF, interprétation, classification PASS / PASS R / PENDING / FAIL et recommandation de charge maximale d'utilisation — ainsi qu'à un rapport de synthèse cartographiant les priorités d'intervention sur les trois quais. Les bollards validés recevront leur certificat d'inspection et la couverture assurantielle de trois ans attachée à la méthode. Remise des livrables sous deux semaines.


Nous remercions les équipes du Grand Port Maritime de Nantes–Saint-Nazaire pour la qualité de la préparation et pour la réactivité dont elles ont fait preuve durant ces deux journées.

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BON PORT est le représentant exclusif de BollardScan pour la France et les DOM-TOM. Méthode validée par Lloyd's Register, plus de 18 000 bollards contrôlés dans plus de 700 ports.

Documentation technique, rapports types et références : bonport.pro/documentation-bollardscan



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