Préparer une campagne de contrôle de bollards : la check-list du gestionnaire de port
Dernière mise à jour : il y a 5 heures
Un contrôle BollardScan prend environ 20 minutes par bollard. Sur une campagne de plusieurs dizaines de points d'amarrage, la différence entre une intervention fluide et une journée perdue tient rarement à la mesure elle-même : elle tient à la préparation du quai. Bollards encombrés, numérotation absente, navire à poste au mauvais moment, personne pour ouvrir un accès : autant d'aléas qui se règlent en amont.
Voici les trois points que nous demandons aux capitaineries, services techniques et exploitants de terminaux de préparer avant notre venue.

Pourquoi la préparation conditionne le rendement d'une campagne
La méthode BollardScan est non destructive : elle analyse la transmission des vibrations à travers le bollard et ses fondations, sans essai de traction ni moyens de levage lourds sur le quai. En revanche, elle exige un accès direct à chaque bollard. Chaque minute passée à chercher un bollard, à attendre le départ d'un navire ou à débloquer une zone d'accès réglementé se répercute sur le planning de la campagne.
C'est ce travail préparatoire, mené avec les équipes du port, qui a permis par exemple de contrôler 61 bollards en deux jours au GPM de Nantes–Saint-Nazaire.
1. Des bollards dégagés et accessibles
Le jour du contrôle, chaque bollard à mesurer doit être libre et approchable.
Concrètement, et dans la mesure du possible :
aucune amarre ni élingue sur le bollard au moment de la mesure ;
le pied du bollard dégagé : défenses provisoires, cordages, palettes, conteneurs ou matériel de pêche déplacés ;
les dépôts importants (boue, végétation, salissures) retirés lorsqu'ils masquent la tête ou l'embase ;
les accès anticipés pour les bollards situés en zone ISPS, sous douane ou en bout de digue : badges, escorte, horaires d'ouverture.
Lorsque certains postes sont occupés, le plus efficace est d'établir avec l'officier de port un planning par zones, pour libérer les bollards par séquences sans perturber l'exploitation.
2. Un plan de quai numéroté
Un rapport de contrôle n'a de valeur que si chaque résultat peut être rattaché sans ambiguïté à un bollard précis. Avant la campagne, il est utile de transmettre :
un plan des quais (PDF ou image) indiquant l'emplacement de chaque bollard ;
une numérotation unique et pérenne, idéalement reprise physiquement sur le quai (peinture ou plaque) ;
la capacité nominale de chaque bollard lorsqu'elle est connue (marquage, plans ou documents d'origine) ;
l'historique utile : bollards remplacés, chocs signalés, travaux de quai récents.
Cette numérotation devient ensuite la référence pour lire le rapport de contrôle : chaque bollard y reçoit un classement (conforme, conforme avec capacité réduite, en attente ou hors service) que vous pouvez reporter directement dans votre GMAO ou votre registre d'équipements.
3. Un interlocuteur local disponible le jour J
Nous travaillons avec un référent unique sur site, qui connaît le port et peut décider rapidement. Son rôle :
accueillir l'équipe et lui ouvrir les zones à accès réglementé ;
faire le lien avec la capitainerie, les lamaneurs et les exploitants en cas de mouvement de navire ;
valider sur place les écarts entre le plan et la réalité du quai (bollard manquant, numéro illisible, équipement ajouté) ;
être destinataire du rapport et des recommandations.
Un référent identifié évite les allers-retours et garantit que les décisions prises sur le quai sont reprises fidèlement dans le rapport.
Le déroulé type d'une campagne
Étape | Ce qui se passe |
Premier échange | Réunion Teams pour cadrer le périmètre, le nombre de bollards et les contraintes d'exploitation du port. |
Préparation | Transmission du plan de quai numéroté, choix de dates hors pics d'activité, désignation du référent local. |
Intervention | Contrôle sur site, bollard par bollard, environ 20 minutes par bollard. |
Restitution | Rapport par bollard avec classement et recommandations. |
La méthode BollardScan, certifiée par Lloyd's Register, a déjà été appliquée à plus de 20 000 bollards dans 42 pays.
Questions fréquentes
Faut-il interrompre l'exploitation du port pendant le contrôle ?
Non. Le contrôle se déroule bollard par bollard : seuls les bollards en cours de mesure doivent être libres de toute amarre. Un planning par zones, établi avec la capitainerie, permet de maintenir l'activité sur les autres postes.
Nos bollards ne sont pas numérotés : est-ce bloquant ?
Ce n'est pas bloquant, mais c'est à traiter avant l'intervention. Un plan annoté suffit pour démarrer ; nous recommandons ensuite un marquage physique pérenne sur le quai, afin de suivre chaque bollard d'une campagne à l'autre.
Combien de bollards peut-on contrôler en une journée ?
Le contrôle prend environ 20 minutes par bollard. Le rendement réel dépend surtout de l'accessibilité des bollards et des déplacements entre les postes : un quai bien préparé permet d'enchaîner les mesures sans temps mort.
Pour découvrir la méthode en détail, consultez notre page BollardScan. Vous préparez une campagne de contrôle ? Décrivez-nous votre parc de bollards : nous revenons vers vous pour organiser un premier échange en réunion Teams.

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