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Navires plus grands, nouvel usage du quai : vos bollards ont-ils encore la capacité nécessaire ?

16 sept. 2024
2 min de lecture

La taille des navires augmente plus vite que les quais ne sont reconstruits. Ferries, paquebots, porte-conteneurs, navires de service de l'éolien en mer : un poste conçu il y a plusieurs décennies accueille aujourd'hui des unités plus longues, plus hautes et beaucoup plus exposées au vent. La question se pose alors simplement : les bollards tiennent-ils encore ?



Pourquoi les efforts d'amarrage augmentent


  • La prise au vent : un paquebot ou un roulier présente une surface latérale considérable ; à vent égal, l'effort transmis aux amarres est bien plus élevé qu'avec un cargo de même longueur.

  • Les amarres plus résistantes : les cordages modernes sont plus solides que les anciens. En cas de surtension, ce n'est plus forcément l'amarre qui cède la première, mais le point d'amarrage qui encaisse l'effort.

  • L'interaction avec les navires de passage : dans un chenal étroit, un grand navire qui passe met en tension les amarres des navires à quai.

  • Le changement d'usage : un ancien quai de pêche transformé en quai de croisière ou d'éolien ne reçoit plus du tout les mêmes efforts.


Capacité marquée et capacité réelle


La capacité maximale d'utilisation (CMU) gravée sur un bollard correspond à son état neuf, correctement installé. Avec les années, la corrosion des ancrages, la fissuration du béton ou un serrage insuffisant peuvent la réduire sans aucun signe visible. Sur un quai ancien, la capacité marquée est parfois illisible, ou les plans d'origine introuvables.


Trois vérifications avant d'accepter un nouveau trafic


  1. Calculer les efforts attendus : un bureau d'études détermine, à partir des navires visés, du vent et du plan d'amarrage, l'effort que chaque bollard devra reprendre. Pour les pétroliers et gaziers, les recommandations de l'OCIMF servent de référence.

  2. Mesurer la capacité réelle de chaque bollard : le contrôle vibratoire BollardScan évalue la rigidité du bollard et de sa fondation et confirme, ou réduit, la capacité utilisable. Pas besoin de vérins ni de remorqueur.

  3. Comparer et décider : bollard suffisant, à remplacer par un modèle plus fort, ou à compléter par des points d'amarrage supplémentaires.



Ce que donne le contrôle


Chaque bollard est classé : conforme, conforme avec capacité réduite, en attente ou hors service. Un bollard à capacité réduite reste utilisable, mais à une charge inférieure qui doit être affichée et prise en compte dans le plan d'amarrage. C'est cette information qui permet d'accepter un nouveau navire en connaissance de cause, plutôt que sur la foi d'un marquage d'origine.


Pourquoi ne pas faire un test de traction ? Il faut tirer chaque bollard jusqu'à une charge de référence, avec un risque d'endommager un ouvrage déjà affaibli, et il ne détecte pas la corrosion cachée. Nous détaillons la comparaison dans Test de traction ou contrôle vibratoire.


Le contrôle donne-t-il une capacité en tonnes ?

Il confirme la capacité nominale ou indique une capacité réduite à afficher, bollard par bollard.

Oui : environ 20 minutes par bollard, sans arrêt du poste à quai.

Selon les cas : remplacer par des bollards de plus forte capacité, ajouter des points d'amarrage, ou limiter les conditions d'accueil (vent maximal, taille de navire).



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